Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : LA COMPAGNIE DES VINS
  • LA COMPAGNIE DES VINS
  • : Le Blog du bien boire et du bien manger en pays de Gascogne. Vins du Sud de la France: Bordeaux, Madiran et Sud ouest, languedoc et vallée du Rhone. Mes dégustations, les producteurs et les terroirs, où les trouver et leurs prix.
  • Contact

Recherche

23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 22:54

Belgique : Un label contre les prix abusifs des vins dans les restaurants.

   

« Le magazine belge "Vino" lancera en juillet prochain le label "Fair wine restaurant" qui entend lutter contre les prix abusifs des vins dans les restaurants. Le label mettra en lumière les établissements présentant des bons vins à prix raisonnable.

Le label sera décerné sur la base de trois critères définis par une dizaine de grands sommeliers belges et luxembourgeois: appliquer au prix un coefficient de multiplication inférieur à 3 ou une marge forfaitaire par bouteille, ne pas présenter de "petits vins", dits de supermarché et offrir minimum 30 références à la carte. »

 

A quand la même chose en France ?? Nous sommes Champion du Monde des prix prohibitifs des vins au restaurant et cela n’intéresse que peu de monde, me semble-t-il !!

Repost 0
12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 10:46

          Vous n'êtes pas sans savoir que j'ai entrepris un combat contre les coefficients exhorbitants des vins au restaurant et que je ne manque pas une occasion de donner en exemple les établissemets qui respectent leurs clients et leurs fournisseurs-vignerons en appliquant une tarification douce des-dits flacons.

Je profite donc de mon séjour en Ardèche pour vous signaler un petit restaurant (+ cave et bar à vins), situé à Vals les Bains, ouvert il y a deux ans maintenant, et qui oeuvre dans le bon sens, celui des bons vins de vignerons à prix doux.

Son nom, LE CARRE DES MAITRES, de Mathieu REALE, caviste et marchand de vins de son état.
                                     

          Le principe en est simple: le menu est unique, change tous les jours, et vous coûtera 18€ pour une entrée, plat et dessert ou 15€ si vous décidez de ne manger qu'une entrée ou un plat avec le dessert.
                                      

Le chef, David PEUDEVIN (cela ne s'invente pas) élabore une cuisine simple, fraiche, goûteuse à partir de produits du marché. C'est toujours trés agréable.

Ici tous les grands vins de la Vallée du Rhône (des Côtes roties aux Chateauneuf du pape) sont à l'honneur. le prix de ces flacons est le prix de la cave (prix production en général) plus un forfait de 5, 10 ou 15€ selon le prix de départ du vin.
Ce qui vous permet de vous régaler des Côtes du Vivarais ou des Vins de pays d'Ardèche du CLOS DES SENTEURS pour un billet de 10€, du Chateauneuf du pape de la maison Chapoutier LA BERNARDINE 2005 à 34€ ou encore de la Côte Rotie de la maison Guigal 2004 à 54€, servies à table !!! De quoi s'abreuver de plaisir sans vider son portefeuille.
                                       
De plus l'ambiance est vraiment trés conviviale, jeune et sympathique, grâce à Valérie et Jean Louis au service. Si vous passer dans le coin, n'hésitez pas à passer par Vals pour leur rendre visite, mais attention, victime de leur succés, il faut impérativement réserver sa table. Tiens, ça me rappelle quelquechose !!!

LE CARRE DES MAITRES, restaurant, cave et bar à vins
6 AVENUE P. RIBEYRE
07600 VALS LES BAINS
Tel. 04 75 88 93 64

Repost 0
3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 13:19

VINS

Prix des vins: Marc Vanhove met les pieds dans la fourmillière

 

 

Le patron de la brasserie "Le Régent" à Bordeaux dénonce les marges excessives et donne l'exemple.

Marc Vandhove, le patron de la brasserie du Régent place Gambetta à Bordeaux a l'habitude de prendre ses collègues à contre-pied mais là ça risque de faire des vagues.

À compter d'aujourd'hui, il va proposer ses vins à prix « presque » coûtants « Presque, car il y a une marge minimum que je ne peux pas effacer, souligne-t-il, mais vous ne trouverez nulle part ailleurs de tels prix. Ce sera trois fois, quatre fois moins cher qu'ailleurs. Ce seront les meilleurs vins du monde aux meilleurs prix du monde. »

Lorsqu'on consulte la carte des vins, on n'en croit pas ses yeux en effet. Du jamais vu dans la restauration. À 2, 3 euros près, parfois, c'est le prix du vin vendu à la propriété. Exemples : un Labegorce margaux 2001 à 20 euros, un La Pointe pomerol 2005 à 25 euros, un Talbot saint-julien 2006 à 50 euros ou encore dans les blancs, un Latour-Martillac pessac léognan à 25 euros. Dans les grands restos, généralement, ces vins sont vendus deux fois, voire trois fois ce prix.

Il fallait oser

« Je répercute tout simplement sur les vins ce que je gagne sur la TVA » précise Marc Vanhove « J'étais contre cette TVA à 5,5 % et je le suis toujours. Je considère que ça va tuer les grands restaurants plus que de les sauver. Elle est là, je l'accepte ! Dans un établissement comme le mien, ça représente 30 à 35 000 euros par an. Eh bien, j'en fais profiter mes clients. »

Le Régent a déjà baissé 25 de ses produits courants et a donc décidé de faire l'impasse sur le bénéfice de sa cave. Fallait oser !... Surtout à Bordeaux car ça met inévitablement au grand jour les marges extraordinaires (parfois excessives) que pratiquent certains grands restaurants. Sous le seul prétexte qu'un client qui a de l'argent peut s'offrir un vin à n'importe quel prix.

Marc Vanhove sait qu'il va faire tousser dans la profession, voire soulever la colère. Il sait en revanche qu'il aura le soutien des producteurs qui se plaignaient de voir leurs vins totalement inaccessibles car trop chers pour le consommateur moyen. « Les propriétaires à qui j'en ai parlé sont réjouis » dit-il.

« Ma façon à moi de fêter les vendanges » conclut-il. Une façon aussi, et il ne s'en cache pas, d'attirer du monde durant cette période de crise au cours de laquelle, selon lui, « si l'on ne fait rien, tous les grands restaurants vont fermer. »

 

Jean-Paul Vigneaud - Sud Ouest

Repost 0
22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 15:35

Fin juin, la RVF (Revue du Vin de France) annonçait la publication d’un dossier sur les prix des vins au restaurant en France.

Ce problème récurrent que peu de personnes osent aborder de peur de représailles si l’on est producteur, ou de mise à l’index si l’on est restaurateur, allait enfin être abordé.

 

         Fin Août 2009, dans son numéro de septembre, la RVF propose un petit texte d’une demie page qui, s’il a le mérite d’exister, laisse plutôt l’impression d’une démarche à minima et surtout dans son développement, d’un traitement totalement hors sujet par rapport à l’attente forte des amateurs de vins et des vignerons. Je m’explique.

 

         Afin d’illustrer l’article, la RVF cite en exemple 10 restaurants en tous points exceptionnels (et il le sont) tant au niveau cuisine qu’au niveau carte des vins. Et sont cités 5 vins par établissement, tirés de chacune des cartes, et décrits comme méritant l’intérêt de l’amateur bachique. Seulement, les prix de ces 50 vins proposés vont de 39 à 180 € la bouteille, ce qui, convenons en, représentent une infime partie des flacons consommés à la table des auberges de France. Et apprendre que telle bouteille vaut 100€ au lieu de 160€ habituellement n’intéresse pas en réalité 98% des amateurs qui sont plutôt en attente de bons vins de terroir, de bons vins de vignerons servis à table pour moins de 40€. De grâce, Messieurs les journalistes, ne sombrons pas dans l’élitisme mondialisé d’après crise, dont son petit jeu à la mode, est de savoir où boire un Pétrus à 1000€ la bouteille, ………., et tagada gnan gnan, moi je l’ai trouvé à 800€ au Bar du Trader Repenti.

Il me semble que la « guerre » du prix juste du vin au restaurant ne fait que commencer, et oeuvrons pour que cette bataille concerne l’immense majorité des vins, des vignerons et des gourmets qui n’ont pas forcément la volonté de produire et les moyens de boire des vins à plus de 40€ sur la table de leur restaurant préféré.


              

         Malgré cela, l’article de la RVF met les pieds dans le plat dans le constat qu’Olivier POELS fait : « … Disons le franchement, avec des coefficients multiplicateurs moyens de 3 ou 4, et atteignant parfois 12 (certains inscrivant un Côte du Rhône acheté 5€ à 70€ sur la carte), la France pays du vin et de la bonne chère, peut se targuer de proposer les cartes des vins les plus onéreuses du monde…Si nous entendons ces arguments (des restaurateurs), nous pensons surtout que la plupart d’entre eux préfèrent vendre une bouteille à 100€ plutôt que trois à 40€ »

Merci Monsieur POELS pour cette franchise et ce constat. Allez, encore beaucoup d’efforts dans ce sens et nous ferons bouger les lignes. Mais attention, producteurs, il va falloir rentrer dans l’arène et mouiller la chemise.

A la prochaine.

                 
 

Repost 0
15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 17:43

LE PRIX DU VIN AU RESTAURANT :   Acte de commerce ou racket ? (Second coup de gueule de l’année)

Chaque intervenant du petit monde de la gastronomie et du vin est d’accord pour dire que la consommation de vin au restaurant a fortement chuté ces 10 dernières années.

Certes la répression de l’ivresse au volant a joué pour une bonne part dans cette baisse de consommation (et personne n’est là pour s’en plaindre pourvu que cette répression reste réaliste et pragmatique). Et de nouvelles habitudes apparaissent, avec par exemple, le sacrifice d’un des convives qui se limitera à 1 ou 2 verres maximum afin de conduire au retour, mais aussi le rendu de la bouteille entamée et non terminée.

Cela pourtant ne suffit pas à expliquer le phénomène car un point bien plus important, devenu structurel, « refroidit » le consommateur, je veux parler du prix du vin en restauration.

Comment en effet peut on espérer contenter un client lorsque la moindre bouteille de vin est facturée 25€, voire 30€, sans avoir en plus la garantie de boire un vin qui aura quelque chose à nous raconter.  En matière comptable, le calcul du prix du vin en restauration est le suivant :

Prix achat HT   x    3  =   Prix vente TTC. Il s’agit là plus d’une tradition que d’une directive, mais c’est également la base fiscale du calcul du prix de vente du vin en restauration.

         Si les professionnels du bien manger, mes collègues, qui brillent par leurs étoiles michelinesques et médiatiques,

Si les professionnels du bien manger de nos terroirs, de nos campagnes et de nos villages, mes collègues, s’en tenaient à ce principe, cela serait un moindre mal. Mais les coefficients multiplicateurs explosent notamment sur les vins à petits prix, rendant indigeste la carte des vins aussi bien fournie soit elle !!

         Mon sang n’a fait qu’un tour il y a quelques jours, en lisant un article consacré à un restaurant (censé avoir une intéressante carte des vins), parue dans le dernier numéro de février de La Revue du Vin de France :

Le journaliste, de bonne foi mais aveuglé par la tarification parisienne du moindre « gorgeon », conseillait comme bonne affaire le Côte de Gascogne blanc du Domaine de Guillaman à 37€ et le Bandol rouge du Domaine du Gros Noré à 60€.

Ayant ces vins en cave et en carte, je connais donc très bien leurs prix de vente professionnels, ce qui me permet de vous annoncer que les coefficients sont de 13 pour le côte de Gascogne et de 6 pour le Bandol.

         N’y a-t-il pas là abus, ne devons nous pas dénoncer de telles pratiques ?

Et n’est-il pas important d’interpeller le journaliste qui estime être une bonne affaire des vins vendus avec de tels coefficients, poussant par son commentaires tous les aubergistes de France et d’ailleurs à faire de même, puisque c’est une bonne affaire ??  Où allons nous ? Dans le mur, et au final, vers la mort du vin au restaurant.

         Croyez moi, cela n’est que saine colère devant engendrer une prise de conscience des honnêtes aubergistes de ce pays afin de rendre le vin, le bon vin, accessible à tous les clients et convives des bonnes tables de France.

Et vous consommateur, lorsque vous choisissez un restaurant sur le critère prix, ne regardez pas seulement le prix des menus, mais allez voir également le prix des vins  à la carte, car les 5€ économisés sur le menu pourraient se transformer en 30€ de surplus côté vin.

         C’est ainsi que nous pourrons faire revenir toute une profession vers des pratiques que nous qualifierons de commerciales, et non de racket.

Pour mémoire, au Bouchon Gascon, le Côtes de Gascogne Domaine de Guillaman, blanc est à 10€ et le Bandol du Domaine du Gros Noré sera à 22€ servis à table, carafé ou non selon le vin.

Sans insinuer que notre modèle économique est le bon, il est de mon devoir et de tout honnête aubergiste, de faire cesser des méthodes de calcul qui nous mènent dans le mur.

Et il est du devoir des vignerons de dénoncer ces coefficients délirants car, comment un producteur qui a trimé toute une année pour produire un nectar vendu bien moins de 5€ (sur lequel il ne gagnera que l’espoir de faire mieux l’année d’après), comment ce producteur ne pourrait-il pas être outré, découragé, humilié par de tels prix de vente. !!!

 

Allez je vous laisse pour cette fois avec cette saine colère, et n’hésitez pas à me faire part de vos réflexions et commentaires, de vos expériences bonnes ou mauvaises, que vous soyez vigneron, consommateur ou cuisinier-aubergiste.

Repost 0