Le Blog du bien boire et du bien manger en pays de Gascogne. Vins du Sud de la France: Bordeaux, Madiran et Sud ouest, languedoc et vallée du Rhone. Mes dégustations, les producteurs et les terroirs, où les trouver et leurs prix.
Vous qui suivez régulièrement mes articles sur ce Blog, savez que je prépare pour cet automne une gamme de vins de Loire afin, comme je l’ai déjà dit, d’avoir de nouvelles sensations en bouche, de déshabituer nos palais aux tanins sucrés sudistes par une bonne acidité ligérienne.
C’était déjà le but de notre visite à Vinexpo-Bordeaux, et la finalité de tout le travail actuel d’approche et de choix des producteurs et des vins.
Evidemment, vous me connaissez, et je ne peux m’empêcher de parler vins au Bouchon Gascon (en fin de service), comme de l’état de mes recherches en vins de Loire. Et comme le hasard favorise bien souvent les choses, j’ai ainsi fait la connaissance d’un client habitant en plein saumurois, expert en vin de Loire, et ami des frères FOUCAULT, propriétaire du ClOS ROUGEARD.
Je dois vous l’avouer, il y a un mois, ce vin ne m’aurait même pas fait dresser une demie-oreille, ne le connaissant pas. Mais mes lectures de revues et guides bachiques m’ont appris fortuitement qu’il éxistait en Loire un domaine aux vins introuvables, d’une garde sans fin (tout du moins à l’echelle humaine), d’une finesse époustouflante, en un mot une sorte de « Pétrus », je vous parle donc du CLOS ROUGEARD.
Bien sûr, je n’avais jamais bu une gorgée de ce Saumur Champigny, je dois même avouer que j’ai très peu bu de vins de Loire, focalisé comme j’étais sur les vins du Sud
Et voilà Marcel (mon initiateur aux vins de Loire se prénomme ainsi), m’offrir un Clos Rougeard 1989 dans le seul but de me faire plaisir et aussi de ne pas mourir idiot.
Vous imaginez bien l’impatience qui m’envahit dés cet instant, et je décidai de déguster cette bouteille le soir même. Je préparais donc ce vin en l’ouvrant 3 heures avant le repas et décidais qu’il serait le contrepoint d’un tournedos de bœuf provenant d’un filet bien ressuyé, d’une escalope de foie gras, l’ensemble grillé à la plancha, et arrosé d’une réduction de rivesaltes sec rancio.
LE VIN : Cuvée LES POYEUX 1989 du CLOS ROUGEARD
. La robe est dense, très légèrement évoluée sur l’acajou.
. Le nez est puissant sur les arômes tertiaires de sous-bois, de graphite, de fumé, un peu animal et grillé.
Le second nez est très complexe sur les épices fines (garam massala), le bois de santal, le vieux cuir, passant de l’un à l’autre au fur et à mesure du temps d’aération.
. La bouche est soyeuse, lisse et riche. La structure tannique s’est intégrée totalement au vin, et la belle fraîcheur due à la pointe acide encore présente donne une finale plutôt tonique.
. L’ensemble donne une impression de sérénité, comme si les aiguilles des pendules s’étaient arrêtées pendant…. Combien, je ne saurai le dire.
Certes, la douceur et la volupté du vin peut désorienter des palais habitués aux structures tanniques de nos vins du Sud, et nous avons été sur le coup surpris, mais le recul nécessaire à de tels moments permet de dire que si le paradis bachique existe, il est aussi du côté de Saumur.
NB/ Pour les afficionados des vins de Loire, voici une première liste des vins qui devraient entrer dans la cave de Moncorneil :
. Domaine Didier DAGUENEAU (Pouilly fumé)
. Domaine VACHERON (Sancerre)
. Domaine ALLIET (Chinon)
. Domaine BRETON (Bourgueil)
. Domaine de la Chevalerie (Bourgueil)
. Domaine CHIDAINE (Vouvray et Montlouis)
. Domaine de la Taille aux Loups (Vouvray et Montlouis)
. Domaine HUET (Vouvray)
. Domaine des Roches neuves (Saumur Champigny)
. Château de Villeneuve (Saumur Champigny)
. Domaine des Rochelles (Anjou)
. Domaine de la Chauviniére (Muscadets)
Et sans doute encore bien d’autres …………………………………………..