Le Blog du bien boire et du bien manger en pays de Gascogne. Vins du Sud de la France: Bordeaux, Madiran et Sud ouest, languedoc et vallée du Rhone. Mes dégustations, les producteurs et les terroirs, où les trouver et leurs prix.
APPEL POUR DEFENDRE LE VIN
Vous le savez, je tente depuis un peu plus d’un an, de démontrer que la lutte anti-alcoolique (souhaitable au demeurant) s’est fourvoyée et l’a transformé en lutte anti-vin, dévoyant pour cela statistiques et vérités, censurant et prohibant tous moyens de défense du produit honni. Ainsi la France, pays de la gastronomie, du vin et d’un certain art de vivre à travers le monde entier, se tirant régulièrement et depuis plus de dix ans des balles dans le pied (de vigne), est atteint dés à présent d’une gangrène foudroyante.
Dans la dernière étude établie pas le CREDOC (Centre de Recherche pour l’Etude et l’Observation des Conditions de vie), portant sur les produits présentant des risques pour la santé, plus de la moitié des personnes interrogées citent le vin contre 26% en 2003. Pas l’alcool, pas la bière ni le pastis, non, le vin !!!!!!!!
Il est paradoxal de constater que les études menées par des Instituts et des médecins du monde entier (sauf la France qui ne finance pas ces recherches) démontrent toutes le bien-fondé d’une consommation régulière et modérée du vin. Ce « french paradox » a permis de développer un peu partout les parts de marché du vin au détriments des autres boissons alcoolisées, sauf en France, évidemment : c’est cela le vrai « french paradox » !!
N’en déplaise à tous ces hygiénistes en blouses blanches, en diabolisant le vin et ses producteurs, en traitant de dealer tout caviste et revendeur, en dissociant vin et culture, vin et santé, vin et plaisir, ces « pisse-vinaigre » poussent toute une génération vers des produits bien dangereux, la fameuse trilogie TGV (téquila, gin et vodka) dont la consommation a doublé entre 2003 et 2007.
Ces produits de la trilogie, le plus souvent associés à des sodas sucrés à outrance, créent une dépendance au moins aussi « dure » que le tabac, et les conséquences sur la santé de ces millions d’ados ou de jeunes adultes se feront rapidement sentir. Et croyez le, personne n’ira faire le rapprochement entre ces prohibitionnistes apprentis sorciers et les ennuis de santé d’une génération rendue ignorante d’une consommation culturelle et donc modérée du vin.
Et ne comptons pas sur ces chers Politiques qui, par leur manque de courage, leur méconnaissance du dossier et leur incompétence économique, ont précipité la chute de l’image du vin en octroyant à ces officines anti-vin des budgets faramineux de plusieurs centaines de millions d’euros par an.
Il serait dramatique qu’en France, seuls les vins (grands crus bordelais et bourguignons,…) à destination d’une élite mondiale qui pourrait se les payer, ne soient produits et que disparaissent tous ces vins populaires (au vrai sens du terme) qui représentent encore 95% du vignoble de France.
Alors que partout où la vigne pousse, le vin est classé au patrimoine culturel de ces pays, il serait assassin de le classer en France dans l’armoire à pharmacie des produits dangereux, avant de devenir un produit prohibé.
J’appelle chacun, selon ses moyens, à défendre le vin, à défendre les vins de nos terroirs,
tant que cela est encore possible. Il y a urgence.